this is the END ...

Publié le par Flo & Nath

voilà des semaines, que dis-je des mois que je dois updater ce blog avec nos dernières pérégrinations estivales, et que rien ne bouge.

Il est grand temps de réparer cette faute !

 

2006 aux Flots bleus, c'était la réalisation d'un trip, le retour aux sources de la patrickchiraquisation, et été comme nous n'en avions pas eu depuis notre prime jeunesse. 2007 fut également une bonne cuvée ... puisque nous y avions emmené Davy (ou plutôt est-ce le contraire, puisqu'on avait pris SA voiture).

Mais, afin de rester sur une note positive, et malgré les supplications d'Axel, nous avions décidé pour 2008 de partir ... ailleurs.

 

Comme je souhaitais découvrir le Portugal, Florian nous a programmé ... la Croatie. Petit à petit, le départ se planifiait pour début août, jusqu'à s'apercevoir en juillet que nous ne pourrions tous homogénéiser nos congés. Branle-bas de combat, donc, pour réorganiser, Lolita, Axel et moi, nos vacances ... après avoir trop tardé à réserver les vols pour la Corse (avec le concours des compagnies maritimes méditerranéennes et leurs grèves qui ont fait grimper les prix en flèche) et être passé à quelques heures près d'une croisière sur le Nil, qu'un coup de promo à mise complète en quelques minutes, il ne nous restait plus qu'à nous décider à partir à l'arrache , revival de notre expérience 2006 où nous avions justement, par le plus grand des hasards, atterrit au camping de Patrick !

Début août, départ pour l'extrême côte basque, dans le super Berlingot à Papy et Mamy, chargé à outrance. Petite étape de mi-trajet au sud de Niort (gnor-gnor-gnor ... si vous n'étiez pas du voyage, vous pouvez pas comprendre ...) dans un petit camping municipal équipé d'un joli mini-golf ... Axel perd la balle dans le gazon des emplacements quasiment tous inoccupés (eh oui, nous avons eu un été pourri, alors le tourisme dans la campagne niortaise, hein, pas la peine de vous faire un dessin ...) ... chercher une balle de golf à la lampe torche, un délice !

 

Le lendemain après-midi, nous arrivons dans la périphérie de St-Jean de Luz et plus précisément, à Bidart (on a des noms de villes moches en Normandie, mais pas à ce point ...) ... et là, non seulement c'est le drame, mais c'est surtout horrible : c'est un véritable nid à parigots, entassés dans leurs voitures pour descendre à la plage, à 500m, comme sur le périph', si on ne tient pas compte qu'ils ont enduit leurs coups de soleil d'huile de frite (aller chercher de la crème solaire, c'est 2 heures d'embouteillage ...) Le pays doit être beau à visiter ... l'hivers ! Evidement, tous les campings sont archi-complets (en plus d'être archi-chers), alors, nous n'avons d'autres choix que de remonter la côte ... Biarritz, Cap Breton après un léger crochet par Bayonne (étant une bande jambons, nous nous sommes retrouvés naturellement attirés) ... la fin de journée approchant à grand pas, nous n'avons d'autre choix que de nous réfugier dans les terres ... où il y a encore un peu de place ...

 

 

Alors, à ce sujet, je vous conseilles vivement le camping Lou'Ptipoun ... non seulement vous aurez le privilège de vous croire en Allemagne ou aux Pays-Bas à chaque mètre carré, mais en plus, si vous avez trouvé le moyen de faire un peu de bruit en soirée, vous aurez le privilège de voir débouler, aux aurores, directement dans votre tente, le patron, un pur psychopathe (il doit avoir de la famille au Camping du Rivage de Morsalines, lui ... à non, pardon, il était pas porté sur la boisson !) pour vous congédier manu militari ... un pur bonheur !

Bref, le lendemain, nous avons pris la fuite ...

  

Ceci dit, nos vacances n'étaient pas résolues pour autant et à force de remonter la côté ouest de campings complets en campings complets, petit à petit, l'irrévocable se dessinait à nous, pour la plus grande joie d'Axel : nous approchions des Flots Bleus !

 

 

 

la Dune - an 3 : la fin !

 

 

Il y a eu tout d'abord quelques "réjouissances" ... pouvoir enfin se poser, retrouver des lieux familiers, des gens agréables comme Corinne, Kiki ... et puis quelques nouveaux gadgets comme ce magnifique panneau en l'entrée, à l'effigie de Patrick, avec un ... orifice pour y passer sa tête et se faire prendre en photo, pour finir d'être ridicule.

Malheureusement, ce fut presque tout.

 

 

Une saison déplorable, nous a même gratifiée de ses avis de grands vents force 28 sur l'échelle de Richter et de pluies diluviennes, à en creuser des tranchées sur les emplacements, autour des tentes ... si, si, comme dans le film !

 

Heureusement, dés que quelques rayons de soleil faisaient timidement leur apparition, nous nous sommes précipités pour faire ce que nous n'avions pas pu les années précédentes, comme le tour du bassin d'Arcachon en bateau ( Jambon Forever !) ou la visite du Zoo de la Teste, où, soit dit en passant, il faut absolument aller si vous passez dans le secteur ... voir des tigres, des lions, des ours, des hippo de si près n'est pas donné tous les jours et le cadre est absolument magnifique ... à s'en faire virer presque de force un bon quart d'heure après la fermeture, tellement nous revenions sur nos pas dès qu'une bête rugissait ! (et je n'évoque pas Lolita qui tombe de sommeil en parlant de "rugissements" !) 

 

 

 

Mais pour le reste, si le bar, l'épicerie, le resto sont restés des lieux bien agréables, le camping en lui-même en a terriblement perdu ... terriblement ! Les jeux-apèro sont devenu moins enthousiasmants, les soirées assez rengaines (heureusement que Ziggo était encore là ...)

Mais le pire ce fut la gestion des nuits ... autant comme le furieux qui hurlait du haut de la dune à 3 h 00 du matin "Je suis le Roi du Monde" nous faisait hurler de rire en 2006, autant comme le bordel permanent de wesh et tecktonikés ne faisant rien d'autres que tiser, brailler et sombrer de 23 h 00 à 5 h 00 peut finir par vous gaver rapidement ... lorsque c'est toutes les nuits !

Ou alors, je me fais vieux ...

 

une petite anecdote de première nuit pour vous donner l'envie d'aller passer vos vacances au Flot bleu l'année prochaine :

notre emplacement se situant géographiquement à égale distance entre le bar, l'épicerie et l'aire de ping pong, une de nos premières nuits, un groupe de tecktotinés s'étaient installés autour d'une bouteille bas de gamme pour narrer leurs exceptionnels exploits sexuels d'hommes mûrs de 18 ans, à quelques mètres à peine de notre tente ... Ayant du mal à fermer l'oeil, craignant qu'un de ses ivrognes, comme on en voit dans les reportages de TéléPropagande 1 ou Merde6, ne s'affale sur la tente du gamin, sur le coup des 4 heures du mat', je me décidais à quitter mon sac de couchage pour aller leur demander gentiment d'aller un peu plus loin, tout bonnement parce que j'essayais de dormir ... Message pour lequel j'eus ce retour d'infos immédiate : "Euah ben pardon, on avait pas pensé qu'y yavé des gens dans les tentes à côté d'nous !"

Bref, une fois les importuns éloignés, et debout dans le froid et l'obscurité, je décidais de faire un crochet par le bloc sanitaire pour accorder un peu de tranquillité à ma vessie ... c'est là que ça devient consternant :

Devant le bloc, une poignée de wesh et de pouffes maquillées comme des voitures volées. Au moment où je passe la porte, un wesh mâle, affublé de la greluche la moins moche du lot, m'emboîtent le pas pour s'enfermer tous les deux dans le box mitoyen au mien. Leurs éructations ne laissent aucun doute sur leur activité (sanitaire ?). Mais là où ça devient spectaculaire, au moment où je ressors (soit même pas une grosse minute ... appelez le Guiness book !), le wesh ressort, seul, également, et je vois passer dans l'autre sens, un de ses amis qui visiblement, profitait que la place soit chaude, pour prendre le relais ...

 

la très grande classe !

 

Bon, je pourrais compenser cette histoire malsaine par l'exploit de l'anglais bourré qui traverse notre emplacement en pleine nuit, ne voit pas la corde à linge qui le traverse, malgré les serviettes de plage étendues tout du long, et manque de se guillotiner. Anglais qu'il me faut relever cinq bonnes minutes plus tard, puant l'alcool et persuadé s'être pris les pieds dans une élingue de notre tente, et ce malgré le vol d'épingles à linge qui avaient été catapultées au quatre coin de notre terrain ... je vous épargne les rires de Lolita et d'Axel à l'intérieur de la tente et ... le fait qu'après ce coup d'éclat, chaque soir, je vérifiais la tension de la corde après avoir soigneusement enlevé tout le linge qui y été accroché : un si beau piège à rosbifs, ça ne s'invente pas, mais ça s'entretient !

 

 

Bref, nous avons passé de très bonnes vacances, la semaine suivante, dans les Landes, chez belle-maman ... Mais cette troisième année aux Flots Bleus ne nous aura pas laissé un souvenir impérissable. D'autant que le changement de direction laissait pressentir de profonds bouleversement pour l'année à venir. Le camping de la Dune ne sera plus celui que nous avons connu et apprécié, et jamais nous ne pourront y aller plusieurs décennies de suite, comme Patrick ou la famille Pic !

 

 

Pas grave, l'année prochaine, on va au Portugal ... ou en Croatie ! (sic)

Publié dans oflotsbleus2006

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O 14/12/2008 12:08

dommage que je n'y soies pas retournée cette année...